Antirépression

Bure : nouvelle perquisition chez une hibou, Appel à actions décentralisées partout le 6 décembre !

La stratégie de la tension et de l’asphyxie à Bure a dépassé le cadre des coups de pression très forts en forêt et des patrouilles incessantes. Lundi 20 novembre après-midi une habitante de Mandres s’est faite perquisitionner et embarquer en garde-à-vue. Le nouveau peloton de GM présent sur zone vient de Toulouse, ils ont fait Sivens et ils s’en vantent.

Compte-rendu des derniers jours et appel à actions décentralisées le 6 décembre ! L’article sera actualisé au fur et à mesure des infos.

Intervention et perquisition dans la maison d’une hibou lundi 20 novembre

Cet après-midi lundi 20 novembre aux alentours de 16 h les gendarmes ont débarqué à Mandres pour perquisitionner le domicile privé d’une hibou au motif d’un « outrage ». Environ 3 fourgons de GM et quatre véhicules de gendarmes étaient présents.

Les choses sont encore un peu confuses. Ce qui est sûr pour l’instant c’est que, après la perquiz’, la hibou s’est faite embarquée en GAV au motif de cet ouage. Les perquisitions du 20 septembre n’ont donc pas suffi, il semble que l’État décide donc de continuer de taper de manière ciblée.

La copine est pour l’instant retenue en garde-à-vue à Commercy, on pense fort à elle !

[EDIT à 23h15] : La copine est sortie de garde-à-vue !

Décision de Nicolas Hulot & appels à actions autour du 6 décembre

Plus tôt la semaine dernière le 9 novembre Nicolas Hulot a avoué que CIGEO « était la moins pire des solutions », mettant fin à un silence de 7 mois. Sans faire de liens de cause à effet on peut imaginer que les gros bras du ministère de l’intérieur se sentent de plus plus libres et légitimes pour « casser du hibou » un peu partout, en attendant d’avoir le feu vert pour expulser la forêt. Nous appelons donc toujours un maximum de monde à venir à Bure dés maintenant. Et s’ils tentent de nous asphyxier localement, nous pouvons continuer de respirer partout ailleurs !

Nous appelons donc, le 6 décembre (et avant, et après) pour la Saint-Nicolas, toutes les personnes qui se sentent touchées par ce qui se vit à Bure, tous les comité de soutien créés autour de Bure dans les derniers temps, les comités ZAD, les groupes antinucléaires, etc, à s’emparer de cette date pour faire des actions décentralisées contre les nucléocrates et leur monde !

L’idée est de déplacer le conflit et ne pas rester dans un face-à-face devant l’État, les Préfectures etc. Le 6 décembre, l’idée est d’aller rentre visite aux nucléocrates partout où ils se trouvent : EDF, RTE, le Ministère de l’Écologie, Areva, etc. Rassemblements, manifs, actions en tout genre, libérons nos imaginaires !

Emparons nous de cette date pour faire vivre partout, sous de multiples formes, le mouvement contre la poubelle nucléaire et l’atomisation capitaliste ! Dans les deux derniers mois une vingtaine d’actions décentralisées ont eu lieu, une quinzaine de comités sont nés, continuons le début ! Informez vos rassemblements sur l’adresse burepartout at riseup.net , ils seront référencés sur le site au fur et à mesure.

Plus d’infos sur l’appel à actions ICI !

Contact : sauvonslaforet at riseup.net 

Tel (presse) : 07.53.54.07.31

Quelques hiboux de Bure.

Nouveau procès le 21 novembre, un camarade accusé de « diffamation » ! Non à l’étranglement judiciaire !

Le 10 novembre, un des hiboux a eu le déplaisir de trouver dans sa boîte au lettre une citation à comparaître le 21 novembre au tribunal de Bar-le-Duc pour « diffamation ». En effet, suite à son interpellation violente suite à la manif du 18 février, ce camarade avait pris le temps d’écrire les conditions de son arrestation dans un témoignage diffusé sur Mediapart.
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La repression continue…

Au moment où commence le Forum Social Mondial Antinucléaire. Alors même qu’une délégation internationale se prépare à venir à bure pour témoigner son soutien à celles et ceux qui aujourd’hui lutte dans le bois Lejuc (et autour) contre un projet nucléaire déraisonnable , hypothéquant nos avenirs . Après la répression violente qui fit quatre blessés graves lors de la manifestation du 15 août. Après la perquisition du 20 septembre destinée à museler les opposant(e)s . L’état et les forces de l’ordre ont à nouveau décidé d’exercer la répression et d’envoyer un message destiné à menacer et faire peur à celles et ceux qui contestent ce projet en arrêtant ce matin un de nos camarades alors qu’il circulait à vélo sur la route.

Il est actuellement en garde à vue à la gendarmerie et sera probablement déféré en vue de sa mise en détention dans un temps très proche.

Cette volonté permanente d’escalade du système répressif de l’état mérite une réponse du plus grand nombre, partout faites entendre votre voix. Il faut que la violence institutionnelle à notre égard et contre toutes les autres luttes, qui criminalise les mouvements sociaux et juge en délinquants celles et ceux qui luttent, CESSE !!

À Bure comme ailleurs soutenons toutes celles et ceux qui subissent la répression ou qui se soustraient à la justice.

Forces de l’ordre : pourquoi tant de grenades ?

Nous relayons ici une tribune parue dans Libération le 12 septembre, signée par Robin, sa famille et ses amis, la famille de Rémi Fraisse, ainsi que des membres de la famille de Vital Michalon, tué par la police lors de la manifestation de Creys-Malville en juillet 1977.

Le gouvernement a lancé une commande publique de 1,2 million de grenades pour les forces de l’ordre, alors que leur usage est plus que contestable : blessures graves, mutilations, sans parler du décès de Rémi Fraisse.

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Le 12 septembre, tou.te.s à Bar-le-Duc au procès de Jean-Pierre et contre la nouvelle loi travail

Le 12 septembre à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, poursuivi pour complicité dans la première occupation du Bois Lejuc. Nous serons des centaines à répondre à l’appel de la confédération paysanne en nous rassemblant devant le TGI dès 9h. A midi un repas et des stands sont prévus. Cela sera aussi l’occasion de rejoindre dans l’après-midi le cortège de lutte contre la nouvelle loi travail.

Appel publié par la confédération paysanne:

12.09.2017 Rendez-vous le 12 septembre 2017 à partir de 9h00 devant le tribunal de Bar-le-Duc pour soutenir Jean-Pierre Simon !

Le 12 septembre à Bar-le-Duc, Jean-Pierre SIMON sera jugé pour avoir aidé les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure.

Son crime ? Il aurait mis à disposition des opposants son tracteur et sa remorque, ce qui aurait favorisé l’occupation du Bois Lejuc, illégalement accaparé et défriché par l’ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Nucléaires).

Jean-Pierre avait déjà été durement touché par le projet de Bure, qui avait grandement mis en péril sa ferme. Il a malgré les difficultés sorti la tête de l’eau et continué la lutte ! En séquestrant son tracteur depuis plus d’un an comme « pièce à conviction », la justice veut museler la lutte et empêche Jean-Pierre de travailler.

Les conséquences de la logique court-termiste de la politique énergétique et la production de déchets nucléaires ne doivent pas retomber systématiquement sur les paysans et les territoires ruraux. Jean-Pierre Simon et tous les paysans meusiens et haut-marnais doivent pouvoir faire leur métier !

La Conf’ s’oppose, avec tous ceux qui luttent contre les expropriations et la destruction de foncier agicole, aux grands projets inutiles et à l’accaparement foncier qui bafouent les droits des paysans !

Mobilisons-nous pour le soutenir et défendre les droits des paysans !

RDV le 12 SEPTEMBRE 2017 à 9H00 DEVANT LE TRIBUNAL,
3 PLACE SAINT-PIERRE à BAR-LE-DUC

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On republie ici les analyses fournies pour le procès du 2 mai qui a été reporté:

Paysans, avec le désert nucléaire à étreindre ?

S’il peut être un moyen de faire payer l’occupation, ce procès est surtout une stratégie d’intimidation à l’encontre des habitant.e.s, et des agriculteurs-rices en particulier, qui pourraient vouloir faire barrage à Cigéo. La saisie de l’outil de travail (Jean-Pierre n’a pas revu sa bétaillère depuis plus d’un an), associée aux pressions foncières déjà à l’œuvre depuis des années, sont en effet un bon moyen d’inviter à une certaine modération dans la révolte… Mais c’est aussi pour nous l’occasion de mettre le projecteur sur les magouilles foncières de l’Andra, et de dénoncer haut et fort les chantages odieux dont les agriculteurs sont victimes.

Depuis des années maintenant, par le biais des Safer (sociétés d’aménagement du foncier et d’établissement rural), l’Andra est mise au courant de toute vente de terre ayant lieu dans le secteur, et peut immédiatement se porter acquéreuse au lieu de laisser fonctionner le marché local des installations et des agrandissements. C’est ainsi qu’elle s’est constitué un patrimoine de 2 200 ha (chiffre de 2015) dont seule une petite partie est directement en lien avec ses projets : le reste sert ensuite à des échanges de terre contre d’autres terrains mieux situés, ou est reloué annuellement via un système de baux précaires.

Mais l’Andra n’achète pas à n’importe quel prix : depuis son implantation, elle a sciemment fait monter le prix de l’hectare de 2000€ ! A court terme, c’est une aubaine pour les agriculteurs qui peuvent vendre à très bon prix et obtenir en échange des baux précaires sur d’autres terres pour y continuer leur activité. Mais sur le long terme, c’est un véritable désert qui s’installe car les installations ainsi amputées ne sont plus viables en fin de course, donc plus transmissibles à la génération suivante. Racheter des terres pour se constituer une exploitation viable est presque impossible car le prix est fixé par l’historique des ventes, donc par les magouilles de l’Andra… Restent donc les baux précaires, renouvelés chaque année, mais c’est précisément l’angoisse de leur non-reconduction annuelle qui contraint une partie de la population au silence et à la résignation.

Sur le plan agricole, l’arrivée de l’Andra dans la région n’est au fond que le catalyseur d’une évolution à l’œuvre partout. L’accès à la terre est verrouillé ; les petites exploitations ne sont plus viables et sont démembrées au lieu d’être transmises ; seul un petit nombre de gros exploitants est à terme en mesure d’accaparer toujours plus de terres, tandis que le reste de la paysannerie disparaît. Les nucléocrates qui se vantent d’incarner le renouveau d’une Meuse désindustrialisée et vidée de ses habitants ne font en réalité que susciter et accélérer cette logique mortifère.

Semences et sabotages !

Résistance et affouages !

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Etat des lieux des propriétés foncières de l’Andra en 2015

Brochure d’entretien avec Jean-Pierre

Il y a 40 c’était Vital !

Il y a 40 ans, jour pour jour, Vital Michalon mourrait de l’explosion d’une grenade offensive OF37 en protestant contre la construction de la centrale nucléaire superphénix (actuellement en démantèlement).

Il y a 3 ans, Rémi Fraisse mourrait à son tour, sur le site de lutte contre le barrage de Sivens, dans le Tarn, du tir d’une grenade offensive dans son dos par un gendarme.

Il aura fallu attendre 37 ans pour que la grenade offensive OF soit suspendue à l’utilisation puis interdite au final, deux ans et demi plus tard, en mai 2017.

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14 juillet: No table is illegal

Petit retour de la soirée burienne du 14 juillet

Une fête à la peau lisse

L’air était doux en ce soir de 14 juillet, et les habitant.e.s de la maison de résistance, accompagnées de leurs voisin.e.s venues de tous les villages alentours, ainsi que les cyclistes de passage de l’écotopia biketour festoyaient gaiement, fêtant les récents revers de Cigéo et la joie d’être ensemble.

C’est l’indisposition causée par le passage de 3856ème patrouille de police de la journée, rappel de l’intimidation constante que constitue l’état de militarisation du territoire, qui pousse alors les convives à installer leur table sur la chaussée flambante neuve en face de la maison de résistance, pour y banqueter dans l’allégresse et proposer aux prochaines patrouilles un itinéraire alternatif. Après manger, une partie de foot improvisée fut interrompue par deux gendarmes, demandant instamment de bouger la table, qui « gênerait les déplacements sur la voie publique. » Après leur avoir opposé un refus cordial mais ferme, assurant que nous écarterions la table pour laisser passer les tracteurs et moissonneuses (promesse tenue avec assiduité et célérité tout au cours de la soirée) , la fête se poursuivit tranquillement avec une partie de bowling-pétanque, alors que la patrouille suivante contournait la maison, provoquant quelques rires.

 

La coupure Dubois

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Soirée concert le 17 juin à la gare de Luméville : ya jamais assez de musique !

Dans le cadre des rencontres contre la taule qui auront lieu du 16 au 18 juin à la gare de Luméville, les copaines de Faction Est et Blackout Brigade organisent un gros concert le samedi soir ! 8 groupes, open-mic & mix platines pour nous faire bouger toute la soirée (ou pas !).

Yaura a manger et à boire, l’entrée est à prix libre en soutien à la caisse anti-rep ! Et ya possibilité de camper sur place (c’est cool de ramener sa tente et un duvet :))

Procès de L. le 6 juin : les suites d’un beau mois de février

Plus de trois mois déjà que les grilles de l’écothèque ont été renversées. Trois mois que « nous avons voulu rendre un hommage très personnel à ce monument de l’écotechnocratie et à sa mission de sensibilisation à la biodiversité locale » (fil info février 2017). Quand on pense à tout ce qui s’est passé depuis, les procès, les appels, l’avis d’expulsion, mais aussi les concerts, les jardins qui fleurissent, les fêtes etc., on a l’impression que ça remonte à des années.

Finie, la belle manif de l’hiver déter ? Terminée ? Oubliée ? Non, car ce qui s’est passé ce jour là continue de vivre et de faire des vagues. L’Andra, cette forteresse dont les lumières polluent chaque nuit les ciels meusiens, a enfin affiché sa vulnérabilité, et ça jase dans les villages : oui ils sont atteignables, et non on ne reculera plus devant eux.

Trois mois après, cet affront leur fait mal ; ses conséquences leur font peur. Alors pour tenter de laver l’affront et d’exorciser la peur, l’Andra et l’État voudraient faire payer notre camarade L., le seul inculpé de cette manifestation. « Dégradation en réunion », « refus de se disperser » et « rébellion » : voilà donc les expressions sinistres auxquelles se résume pour eux une formidable envie collective de faire bouger les lignes et d’ouvrir une brèche dans la résignation…

Ce procès est une étape de plus dans la répression à laquelle nous, militant.e.s anti-cigéo, faisons face. La répression tente de nous culpabiliser, de nous dissuader, de nous ramener au silence et à la solitude. Répondons collectivement : on est tou.te.s des tombeur.euses de grilles !

Le procès aura lieu à 9h au TGI de Bar-le-Duc. L’audience est publique.